L'ECUME DES JOURS

 

 

Le spectacle est un monologue tragi-comique sous un fond de musique jazz jouée au piano.  

Adapté, mis en scène, interprété par Carole Ventura

 

Avec le pianiste Emmanuel Valeur

 

Musiques originales : Moreno Donadel

Costumes : Caroline Deleens

Décors : Stefano Perocco

 

Création lumières : Renaud Dupré

Maquillage : Catherine de France

Visuel artistique : Carole Costa

 

 

PARTENAIRES ET SPONSORS

Le projet a été soutenu à sa création, à Pékin, par :

Ambassade de France, Institut Français,

Penghao Theatre,

Guangxi Normal University Press,

Jing Zhu, Drama Rainbow,

Mushi, Catherine de France

PRESSE

 

"Le mythe Boris Vian revit grâce au jeu vivant et intelligent de Carole Ventura"

Corriere della Sera (Rome)

 

"Carole Ventura crée des images qui rendent au théâtre sa simplicité et sa magie"

CCTV (Chine)

 

"Un spectacle magique", "un moment magnifique"

Avi News, 09 juillet 2013

http://www.citylocalnews.com/avignon/2013/07/09/l-ecume-des-jours

 

 "Un spectacle plein de tendresse, d’émotion, à ne pas rater."

Regarts, 13 juillet 2013

http://www.regarts.org/avignon2013/lecume-des-jours-arthur.htm

 

"Une magnifique performance"

Vivantmag, 15 juillet 2013

http://vivantmag.over-blog.com/article-l-ecume-des-jours-par-la-compagnie-arthur-theatre-119106665.html

 

"Une fable émouvante entre fantaisie et réalité"

"Un jeu impressionnant et bouleversant"

Rue du theatre, 27 juillet 2013

http://www.ruedutheatre.eu/article/2201/l-ecume-des-jours/

 

 

DESCRIPTIF

C’est l’histoire de Colin, « très gentil, presque toujours de bonne

humeur, le reste du temps il dort. » Colin veut tomber amoureux et rencontre Chloé, donnant naissance à l'histoire d’amour la plus bouleversante de la littérature moderne.

 

L’actrice interprète tour à tour différents personnages et recrée

sur une mélodie jazz un univers surréel suffisamment ingrat pour que

le cœur grossissant de Colin ne puisse plus loger en paix dans sa maison qui rétrécit.

L’AUTEUR 

Boris Vian fait partie de ces rares auteurs dont on peut reconnaître la plume dès la première ligne. Figure mythique du Paris d'après-guerre, il a marqué la vie intellectuelle et artistique française d'une empreinte singulière. Il est l’un des plus grands romanciers français du XXe siècle.

Boris occupe une place de rêve dans la littérature, celle où la jeunesse vient oublier un instant les recommandations et les interdits, celle où l’on rit et s’émeut devant un monde incroyable qui se dessine derrière chaque ligne. Aucun lecteur de « L’écume des jours» ne peut oublier l’invention géniale du pianocktail et le nénuphar qui grandit dans le corps de Chloé. Aucun lecteur de Vian ne peut oublier son univers cruel, surréel et plein d’humour. Vian fait partie de ces rares auteurs qui nous prêtent leurs yeux pour voir le monde et en rire pour en jouir.

 

NOTE D’INTENTION 

Cette adaptation de « L’écume des jours » naît avant tout du désir de divulguer le plaisir, la poésie, la cruauté et la beauté de l’univers Vian, et de leur donner une dimension théâtrale.

Il fallait recréer l’excitation enfantine de Colin, son joyeux désir de tomber amoureux, son coup de foudre, son bonheur de vivre avec Chloé, la tragédie de la maladie, la cruauté du monde qui profite des faiblesses des hommes, ainsi que l’humour de la petite souris qui vit chez Colin. Pour cela, Moreno Donadel a créé des musiques fidèles au roman de Vian, empreint de jazz, qui ont inspiré à leur tour les personnages, les démarches, les atmosphères du spectacle.

Aussi le décor n’est-il constitué que de portes qui nous plongent dans un univers particulier dès qu’elles sont ouvertes. Ces portes sont des passages qui nous parlent des étapes de la jeunesse au monde adulte, de la promesse de bonheur à l’expérience du drame, mais surtout d’atmosphères qui envahissent Colin, le rendent tour à tour léger, enflammé, doux, lourd jusqu’à ce que sa maison s’écroule sous le poids de son cœur qui grossit.

Il s’agit donc d’un décor minimaliste éclairé par des effets lumières qui contribuent à recréer des atmosphères variées et surréelles, afin que le monde entier devienne naturellement rose lorsque Colin rencontre sa Chloé, et que leur maison s’obscurcisse, rétrécisse au fur et à mesure que l’état de santé de Chloé s’aggrave.

Cette histoire poétique, qui se déroule dans un univers à la fois drôle et cruel, est l’histoire des émotions à travers lesquelles nous vivons et regardons le monde qui nous entoure. Tour à tour envahis de légèreté et de pesanteur, nous avons souvent la sensation que le monde lui-même change de formes, passant du flou à la couleur, et de la lumière aux ombres noires. Ce n’est pourtant pas le monde qui change, mais les lectures que nous en faisons, envahis que nous sommes d’émotions dilatant et rétrécissant notre cœur au fur et à mesure qu’elles nous submergent.

 

CAROLE VENTURA & EMMANUEL VALEUR

Comédienne de nationalité française et italienne d’adoption, Carole Ventura s’est formée à L’Ecole d’art dramatique lyonnaise « Le Croiseur » et au Conservatoire National Silvio d’Amico en Italie.

Voyageuse polyglotte, Carole Ventura a acquis une très large connaissance du théâtre qui se joue dans le monde, en français, italien, anglais, espagnol et chinois. Elle s’est formée, à travers ses expériences, à des techniques très différentes allant de la méthode d’interprétation de Michael Ceckhov, la tragédie, le clown, la performance artistique, l’art multimédia, en passant par le Butoh, la danse contemporaine et le tango argentin.

A 32 ans, elle a déjà dirigé deux festivals de théâtre soutenus par la ville et la Province de Rome. En qualité d’actrice, elle a participé à de nombreuses productions théâtrales et télévisées renforçant dans les années sa prédilection pour les mises en scène de romans.

 

Le pianiste Emmanuel Valeur né dans la “grande” musique, se dévergonde rapidement au contact du jazz, puis de la musique latine (Fatal mambo), et de la chanson française (M. Arbatz). Sa formation “académique” lui permet d’arranger tout ce beau monde. Parallèlement il rencontre le théâtre grâce à Jacques Coutureau (ex Magic Circus) avec qui il collaborera durant 20 ans. Progressivement il diversifie son activité, tant dans le versant technique (enregistrement, mixage, vidéo, direction artistique) que dans le travail théâtral (Compagnie Bruitquicourt, Collectif Théâtre Lila) où il s’investira de plus en plus, mélangeant rôle de musicien et rôle de comédien.

EXTRAITS DU SPECTACLE

 

 « Souris, tu as remarqué, les lampes meurent.Les murs se rétrécissent aussi. Et la fenêtre, aussi. Regarde… Il n’y a rien à faire. Il fait si sombre ici maintenant... Je ne comprends pas pourquoi le bois est gras comme ça… Je crois qu’on ne peut plus le nettoyer. Ça revient tout le temps de l’intérieur. Et est-ce que le tapis n’était pas en laine avant ? Celui-là a l’air en coton… C’est drôle, on a l’impression que le monde s’étrique autour de soi. »

 « Chloé, vous avez un teint de fruit. Vos yeux voient comme il faut voir et votre corps me fait chaud…Il me faudrait des mois, des mois pour que je me rassasie des baisers à vous donner. Il faudrait des ans de mois pour épuiser les baisers que je veux poser sur vous, sur vos mains, sur vos cheveux, sur vos yeux, sur votre cou… Chloé, je voudrais sentir vos seins sur ma poitrine, mes deux mains croisées sur vous, vos bras autour de mon cou, votre tête parfumée dans le creux de mon épaule, et votre peau palpitante, et l’odeur qui vient de vous… »

« Pourquoi je ne pourrais pas remplir l’emploi ? Si je sais réparer une chaise ? Est-ce très difficile ? Qu’est-ce qui vous donne l’impression que je ne peux pas réparer une chaise ? Et qu’est-ce qu’une chaise a à faire avec un emploi de bureau ? Non, bien sûr, je ne m’assieds pas par terre pour travailler. Pardon ? Je suis un fainéant ? Vous ne pouvez en aucun cas engager un fainéant ? C’est illogique ! C’est illogique car ce qu’il faut donner à un fainéant, c’est justement un travail ! Mais écoutez… Vous êtes un vieux con ! »

 

« Mon Colin chéri, je vais bien, il fait beau. Le seul ennui, c’est les taupes de neige, c’est des bêtes qui rampent entre la neige et la terre, elles ont de la fourrure orange et crient fort le soir. Elles font de gros monticules de neige et on tombe dessus."